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Le professeur Cachalov Mulotsky répond à vos questions existentielles.

Le professeur Cachalov Mulotsky répond à vos questions existentielles.
Pourquoi la queue des cochons est-elle en forme de tire-bouchon ?

Ce sujet aussi polémique que passionnant m'a été quémandé dans les lettres d'amour que je reçois quotidiennement. J'hésitais à m'étendre dessus, tant la révélation de ce problème existentiel pourrait déverser sur le monde un ouragan de stupéfaction dévastateur. Mais au crépuscule de ma vie, il me semblait nécessaire, voire salutaire, de réveiller les consciences, et de laisser le monde un peu plus en alerte que ce qu'il n'est actuellement. Pourquoi la queue des cochons est-elle en forme de tire-bouchon ? Cette question semble dénuée d'intérêt de par sa mauvaise formulation. Il eut fallut plutôt demander : En quoi un objet tel que le tire-bouchon a sa place dans l'esthétique parfaite du cochon ? Nous verrons donc à quel point cet élément renvoie à l'essence même du goret, l'insérant parfaitement dans le gotha des amateurs d'art contemporain, puis nous analyserons l'apport du cochon dans l'histoire et ses conséquences sur l'avènement d'une nouvelle ère démocratique.

Prenons donc le tire-bouchon. Constitué d'un socle de plastique ou de verre, adaptable à toute main humaine, ainsi que d'une tige de fer en colimaçon, il a une utilité sans pareille pour l'Homme depuis la nuit des temps. Vous savez à quel point j'aime vous faire part de mon immense culture, qui s'étend de jour en jour telle la sauce au roquefort sur une entrecôte saignante. Alors regardez Platon, et son mythe de la Caverne. Vous croyez tout savoir de cette histoire rocambolesque, qui est pourtant totalement dénuée de sens de la façon dont elle est racontée. N'y a-t-il pas un point qui vous échappe ? Je vais vous remettre dans le droit chemin. Petit rappel. Trois hommes sont dans une grotte depuis leur naissance, ils ne connaissent que le mur en face d'eux, celui-ci éclairé par un feu exposé dans leur dos. Un chemin juxtaposant le feu de bois, et sortant de la grotte leur fait entendre les bruits de marchands qui y passent régulièrement ne laissant visuellement que leur silhouette dans la pénombre. Et hop, d'un coup d'un seul, un type réussit à se libérer, il sort de la grotte, revient et se fait tuer. Bon cette partie ne nous intéresse guère, comme si Platon pouvait nous faire part de sa thèse alors qu'il a omis un détail nécessaire à la compréhension de l'histoire. Alors comme ça, dans la Grèce antique on pouvait se libérer tout seul quand on est prisonnier depuis belle lurette au fond d'une grotte. Mais je dis que nenni ! Proposons un exemple actuel, représentatif de cette ineptie.

Une femme est devant Les feux de l'amour. Elle n'arrive pas à repasser en même temps. Que pensez-vous donc qu'elle fit ? Elle éteint les feux de l'amour pour pouvoir repasser. Logique. Tout se tient. Imaginons alors que les liens ligotant le jeune fourbe achéen s'apparentent aux feux de l'amour. Et que le repassage symbolise sa liberté. EST-IL POSSIBLE UN SEUL INSTANT QUE SANS TELECOMMANDE LE TYPE REUSSISE A S'ECHAPPER ??? Evidemment que non, je hausse la voix pour vous mettre face à votre bêtise. Alors vous vous dites sûrement « Hé mais au départ le sujet parle de tire-bouchons, et nous nous éloignons progressivement de la susdite problématique ». C'est là que mon habileté se dévoile au grand jour. La télécommande.. Réfléchissez un peu.. Les grecs étaient des gens homosexuels et par conséquent ne pouvaient pas se reproduire. Ce qui fait que le peu d'enfants obtenus leur permettant de travailler, ne leur rapportait que très peu d'argent. Ils ne pouvaient alors s'acheter de télécommande. Mais un autre objet était largement à leur portée budgétaire : LE TIRE-BOUCHONS !! Comment je l'ai amené dans l'argumentation ! Vous l'avez pas vu venir. Parfois je m'étonne et je propose une ligne de silence en mon honneur.

Me revoilà, ému, mes larmes se confondant avec la graisse émanant de mon cuir chevelu. Je reprends donc le fil de mon sujet, et conclue sur le fait que le Tire-bouchons est donc bien à l'origine de toute réflexion philosophique.

Attardons-nous maintenant sur le cochon. L'un des premiers atouts de ce charmant animal marin est son nom particulièrement drôle. Vous me direz « Mais tous les animaux ont des noms drôles, votre argument ne tient pas la route ! ». D'une part mon argument n'est pas du macadam, il ne tient donc pas la route en effet, mais je ne vois pas vraiment le rapport avec le sujet. Ensuite certains animaux n'ont pas eu la chance d'être affublés d'un patronyme hilarant. L'agneau me fait à peine pouffer. Le sanglier ne daigne pas faire travailler mes zygomatiques, et que dire d'Adolf Hitler, dont la pensée ne me laisse qu'un simple sourire aux lèvres.

Le cochon a quant à lui, la polysémie du terme dénotant un plaisir certain à la débauche. De plus, si l'on change 12 lettres au mot « cochon » , cela donne « Pierre Desproges », ce qui est une preuve de bon goût. Voyons immédiatement ce qu'en pense l'artiste maudit du mouvement circulaire, j'ai nommé Isaac Newton :
« Le cochon, c'est comme une pomme sauf que ça pousse pas sur le même arbre »
Voici une phrase qui nous en apprend plus sur le cochon que n'importe quel document supposé scientifique. Ce jean-foutre de Balzac dans son livre « Le père Goret », nous fait croire à la prétendue piété du cochon, le rendant ainsi responsable des guerres de religion, des croisades jusqu'au conflit Normando-Breton concernant le mont st-Michel.

Le cochon est athée, quoiqu'un peu musulman par moments. Surement à cause de l'écriture de droite à gauche, car oui le cochon ne fait rien comme tout le monde, il crée. Il est l'instigateur du nouveau roman, de la nouvelle vague, de la nouvelle-orléans. Il n'hésite pas à se moquer du genre humain, reproduisant parfaitement les râles nocturnes du mâle hominidé.
Quoi qu'il en soit le cochon est un être à part, les pieds dans la boue il est immergé dans les bas-fonds sordides d'une société nauséeuse. Il s'oppose farouchement à un mode de pensée unique et préfère se lancer dans le dialogue de comédies, dont la célèbre réplique « Si jarret su, jarret pas venu » est proférée par l'un de ses amis sanglier Petit Gibier.
Comme tout oiseau migrateur qui se respecte, le cochon s'envole vers la mi-mai vers des horizons plus tranquilles, le groin au vent. Il arrive, quand l'air est humide, qu'un cochon s'électrocute avec son groin servant de prise 220 volt, celui-ci, de son vol majestueux, s'écrase lamentablement sur une armoire normande ou sur Leonardo Di Caprio. Cela me rappelle une anecdote savoureuse. Vous pensiez que le Titanic s'est échoué lamentablement contre un iceberg ? Que vous êtes crédules mes pauvres amis. En effet le capitaine du bateau avait installé une armoire normande sur le gouvernail pour faire joli. Hors comme énoncé ci-dessus, un cochon très maladroit fut électrocuté après avoir voulu changer une ampoule dans son bain, et celui-ci tomba directement sur l'armoire normande qui fit basculer le bateau outre-tombe.
James Cameron, n'ayant pas d'armoire Normande sous la main, pour rendre vraisemblable le film a donc choisi Di Caprio, mais l'on voit bien qu'il ya quelque chose qui cloche dans le scenario. Faut pas nous prendre pour des cons non plus.
La question ne se pose plus, ces deux éléments sont en parfaite adéquation et résument à eux seuls l'avancée du monde vers un univers meilleur. L'un et l'autre n'étant au départ que deux perfections isolées, Dieu se permit de les rassembler. Ainsi fut créé le cochon avec la queue en tire-bouchons, aussi indispensable que le nombril pour l'homme, ou les tchétchènes pour Poutine.


Il me vient à l'idée une citation - nécessaire pour la compréhension finale de cet exposé – de notre cher Lamartine : « Qu'avons-nous fait pour mériter de naître alors qu'on est ni un cochon ni un tire-bouchons ? »


# Posté le jeudi 31 janvier 2008 11:57

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